Tournage « Our kind of Traitor », avant derniers jours…

Bon, je sais, j’ai pris beaucoup de retard… Oui oui ! Beaucoup beaucoup !

Alors ! Le 17, neuvième jour, j’étais en congé. Donc rien de bien exceptionnel.
Le 18, on m’a enfin prêter un pantalon de ski et d’un coup, le froid de la nuit en montagne n’agissait plus sur moi. Et ça c’était un grand moment.
Pour le reste, banalités et ennuis se mêlent aux yeux qui se ferment presque tout seul.

Le lendemain par contre, le 19, onzième journée de tournage, le nuit était plus cool. On nous a déguis… habillé comme les acteurs que l’on double. Vous avez tous pu constater en regardant la photo, à quel point les cheveux mi-longs et blonds me vont bien. Et pour cause ! Nous ne sommes plus des doublures lumière dans ces cas là mais des doublures image.
Dans cette seq deux voitures se suivent dans une route de montagne et ensuite se séparent. Deux Land Rover : une bleue qui tourne et une verte qui continue tout droit. Et bien, si cette seq n’est pas coupée au montage et si vous voyez la voiture verte en plan large, c’est moi qui conduis. Et peu importe ce que vous verrez : lorsque la voiture bleue tourne et que la voiture verte va tout droit, dans les plans larges, c’est moi. Ne cherchez pas à me reconnaître. Vous n’y arriverez évidemment pas :).

La bonne nouvelle c’est que je m’attendais à attendre plusieurs heures et finalement vers 1h30 on nous a dit que, pour nous, c’était « fin de tournage ». Et quand on est en montagne, la nuit, à passer le plus clair de son temps à attendre, et bien dans ces cas là, on est heureux de finir !
Mais au moment de partir, une couil… un imprevu ! Ou plutôt deux couil… pardon, deux imprévus : deux maquilleuses anglaises, très pressées puisque elles partaient tôt le lendemain :10h ; autant dire aux aurores !
Donc me voilà dans les loges avec mon pote Stéphane, les deux maquilleuses anglaises et Fred, maquilleuse française. Fred s’occupe de Stéph et lui enlève sa perruque. Les deux autres maquilleuses pourraient l’aider et ainsi, dans un monde parfait, nous pourrions tous partir ensemble à l’hôtel et se coucher tôt. Mais non ! Les deux anglaises, très pressées, partent, et me laissent planté là. Avec Fred et Stéph nous médisons donc sur elles comme quoi elles auraient être plus humaines et nous aider. Et paf, une anglaise revient et aide Fred à enlever ma perruque, venant me remettre en place sur mes arguments. La nature humaine et géniale. J’ai pris une leçon… enfin… failli prendre une leçon.
Oui failli ! Car l’histoire aurait pu être belle, si elle s’était arrêtée là.
En fait, la voiture qui emmenait les anglaises à l’hôtel était aussi NOTRE voiture. Donc plus on tardait, plus elle nous attendait. C’est uniquement pour cette raison que la maquilleuse est venue aider Fred, qui en plus, ne pensait avoir de place dans la voiture. Bref ! Je vous passe le moment où je ressors de la voiture pour dire à Fred qu’il y a finalement de la place pour elle, suivit d’une des maquilleuse qui presse franchement Fred. Je vous passe également le fait où, sans Fred, la voiture commence à démarrer, que je me rend compte que j’ai oublié mon phone dans « mon » costume et que pour ne pas énerver les deux conn… anglaises déjà bien énervées à l’idée d’avoir perdu 5 précieuses minutes, je sors de la caisse presqu’en marche sans rien leur dire tellement elles m’ont saoulé.
Finalement je suis arrivé avec Fred, 10 min après elles.
Oui, dans un monde, même pas parfait, juste un peu meilleur, les deux anglaises auraient aider Fred, nous auraient dit que tout le monde pouvait monter et j’aurais le pouvoir de voler. Mais ça, ce serait un monde meilleur… Putain c’est pas gagné l’humanité !

Surtout pour voler… 🙂

A suivre

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Tournage « Our kind of Traitor ». 16 mai, jour : 8

Pour ce huitième jour de tournage, je vous épargnerai les banalités de mon métier comme par exemple comment une prod anglaise peut faire ouvrir un magasin fermé dans une station juste parce qu’on a besoin d’un vêtement chaud, ou encore mes jambes gelées toute la nuit jusqu’au moment où, enfin, ils nous ont laissé, généreusement, entrer dans la pièce où les comédiens se reposent lorsqu’ils attendent que tout soit prêt.
Non ! Je vous épargnerai tout ça 🙂
Par contre je peux vous dire qu’après avoir passé toute la nuit à plus de 1500 m d’altitude et rentrant à 6h du matin, on a envie d’aller se coucher. C’était compté sans le monsieur de l’accueil.
Je ne pige pas les réflexions que certaines personnes peuvent avoir parfois ; s’ils en ont. Je m’explique.
Nous sommes une équipe de tournage. Ils ont ouvert la résidence spécialement pour nous et il n’y a que nous dans l’hôtel. Ils savent que nous tournons de nuit. Voilà ! Vous avez toutes les infos. Alors pourriez-vous m’expliquer pourquoi le mec de l’accueil se barre à 5h en fermant les portes à clé, sachant qu’une dizaine de personnes (dont moi évidemment, sinon ça n’aurait pas été drôle 😉 ont laissé leur clé à la réception ? Aujourd’hui je ne me l’explique toujours pas. Mais ce qui est sûr c’est qu’à 6h du matin, et ayant bossé comme on l’a fait, on a qu’une envie : DORMIR ! Certainement pas attendre un homme qui « enfile un pantalon et arrive ». Surtout si à 6h45 il n’est toujours pas là. Heureusement, les techniciens sont souvent bricoleurs et… disons franchement un peu fous ! En tout cas, merci à celui qui a réussi à forc… ouvrir la porte parce que sinon, on y serait encore, attendant un hypothétique homme, pantalon sur les genoux et chemise ouverte. Peut-être même qu’il n’a jamais existé ? Dieu sait ce qui se passe dans ces montages…

En tout cas. Il sont forts ces anglais. Il ont même réussi à faire disparaître le sommet d’une montage pour leur film… Balaise non 😉

A suivre …

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Tournage « Our kind of Traitor ». 15 mai, jour : 7

Pour cette journée, rien de bien passionnant. Ah si ! Obi wan m’a enfin dit bonjour et j’ai finit plus tôt. Notez bien qu’en grand fan de Star Wars que je suis, c’est pourtant bien le deuxième point qui a le plus d’importance. Eh oui ! quand on attend pendant des heures dans le froid et l’ennui, finir plus tôt vaut plus qu’une poignée de main d’un Jedi. Bon, je ne me laverai plus jamais la main mais au moins, j’ai profité de ma chambre.
Oui parce que j’aime beaucoup les chambres d’hôtel. J’ai l’impression de voyager. Même à Melun, j’aurais l’impression de voyager. C’est dire ! Et puis, je peux profiter d’un bain en culpabilisant pour la planète et en regardant un bon film (même un mauvais parfois). Et ça non plus, ça n’a pas de prix. 🙂

Pour ce qui est du boulot en lui-même je suis resté assis regardant la montagne durant une demi heure… C’est vraiment très dur comme métier 🙂
Je vous mets la vidéo de mon attente (sur FB à cause du format)… Vous pourrez constater par vous-même.

Quant à la photo, je précise qu’elle n’est pas tirée de mes vacances… 😉 !

À suivre…

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Tournage « Our kind of Traitor ». 14 mai, jour : 6

Nous voilà donc san une petite station de montagne, quasi vide.

Après un (tout) petit footing matinal dans la petite station de montagne, quelques renforcements musculaires, et un petit dej, on arrive donc sur le plateau. Et, bien sûr comme tout le temps, on attend. Et on attend encore. Pour finalement attendre toujours.
Et puis, on a besoin de nous. On monte dans une voiture, une Land Rover de 1949 et on fait quelques passages devant la caméra. Le conducteur ne sait pas parler anglais, la doublure de Naomi Harris ne sait pas parler français et il semble que la seconde assistante, anglaise bien sûr, m’ait choisi pour traduire au chauffeur. Je me retrouve donc avec un talky, un accent aussi douteux que l’embrayage de la voiture, dans une route de montagne dont les pierres qui bordent la route, elles aussi douteuses, ne sont pas faites pour arranger mon vertige.
Bref ! Au final nous en sortons vivants et les infos semblent être bien passées.

Ensuite, lunch à 18h.
Et non ! Mon anglais ne m’a pas trahit. C’est bien le déjeuner. Voyez-vous comme nous allons tourner beaucoup de nuit pendant ces 9 jours, la production est obligée de nous décaler. Donc le petit dej est entre 10h et 12h, déjeuner à 18h et dîner à minuit, voire une heure.

Après le déjeuner, bah on attend encore. Seulement là, il fait plus froid. Beaucoup plus froid !

Puis on a bossé un peu. J’ai attendu une demi heure dans une voiture que les techniciens fassent leurs réglages. Et puis je suis descendu, et puis Obi Wan a prit ma place, et puis je suis retourner dans le froid.

Mais alors pour le rentrage, les anglais ne sont pas du tout champions.
On est 200 sur le tournage (techniciens, costume, maquillage, comédiens, etc.). On est en montagne, sur des petites routes, et les voitures font des allers-retours toute la journée.
Après le dernier plan, on se retrouve Stéphane Jacquot (doublure de Stellan Skarsgard) et moi, à 00h30 dans le froid avec, à côté de nous, une scripte, enceinte, à attendre qu’on nous ramène. Trois voitures sont là. Des monospaces vides. Deux comédiens montent dans la voiture et celle-ci s’en va presque vide. Deux comédiens suivent et montent chacun dans une voiture. Elles démarrent avec trois places vides chacune. On allait fous au même endroit. On a finalement attendu un bon quart d’heure dans le froid à 00h30 parce que selon les conventions protocolaires des productions cinématographiques anglaises, on ne mélange pas les comédiens avec le reste. Certes on n’est pas mort. Mais bon !… Les anglais quoi !

Demain… Rebelote !

Et comme je vous l’avais dit en Suisse, je vous mets la photo de moi en Ewan… 😉
Alors je reste comme ça ? 😉

A suivre…

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Tournage « Our kind of Traitor ». 5 mai, jour : 3

Et bien, la journée commence donc très tôt. Mais même si l’heure est TRÈS matinale, je dois dire que se faire maquiller à côté de Naomi Harris, qui a joué dans « 28 jours plus tard », « Pirate des Caraïbes », et surtout le rôle de Moneypenny dans « Skyfall », pour moi, dont la carrière d’acteur de résume contractuellement à « Au nom de la vérité », et bien je dois dire que j’étais assez fier 😉
On me met donc une perruque et on me teint les cheveux, enfin, juste au bord du front. Ah oui, on me teint aussi les sourcils. Je posterai peut-être la photo. Je ne sais pas encore. Il faut d’abord que je découvre si la production me punit ou me récompense en me déguisant comme ça. Ceci dit il est fort possible que j’adopte ce look définitivement mais peut-être teint en rose plutôt. Vous me direz ce que vous en pensez ? 😉

Bref ! Me voilà prêt à tourner à 9h.
Le temps passe, et je ne tourne toujours pas. Le déjeuner arrive et je n’ai toujours pas tourné.
Soudain, voilà que… oui… le premier assistant vient vers moi…
– Oui, c’est moi… oui je suis disponible là… »…
Ah… on dirait bien que ça va être MON moment… Oui c’est bien ça ! Je vais faire mon premier plan de la journée. Il est 16h30.
Je monte dans une voiture (passager) et l’action du plan est que la voiture doit passer un rond point. Le chauffeur démarre, fait le tour du rond-point, et bang ! Les flic nous arrêtent ; de véritables policiers j’entends. Il faut dire qu’une voiture avec de fausses plaques et un mec perruqué à l’avant ça sent quand même le mauvais coup à plein nez 🙂 On perd donc bcp, bcp, bcp de temps à attendre que les flics constatent que tout est en règle et que c’est vraiment un tournage.
Mais heureusement, mon deuxième plan ne durera pas plus longtemps.

Au final, je rentre vers 20h à l’hôtel, j’ai tourné 2 plans de 3 min chacun et j’ai été payé pour ça. Quel dur métier que le mien dans ces cas là 🙂

Ce matin levé 5h30 et une petite demi journée nous attend. Après rentrage direction Paris…

Je ne sais pas si je vais tourner aujourd’hui. Mais en tout cas, je travaille, dans une production anglaise, et quand je ne tourne pas, je passe une bonne partie de mon temps à regarder les techniciens, la réal, le chef op et le matériel de tournage… Parce que pour une grosse prod comme celle-ci, le matos… Ben c’est comme les acteurs… ça fait rêver 😉

À suivre…

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Tournage « Our kind of Traitor ». 4 mai, jour : 2

Départ de Paris pour la suisse en première classe s’il vous plait ; et le repas est inclu dans le billet, et il est pas mal en plus le repas.
Bon, le voyage donc se fait de manière… euh… Yes quoi ! Un petit « Taken 2 » histoire de passer le temps, puis un peu d’écriture pour le finir.
Le soucis est que depuis mon réveil j’ai une crève d’enfer. Mais bon, je survis.

Arrivé à l’hôtel, ma crève augmente sérieusement. Heureusement, James Bond reste avec moi et c’est entre deux sommeils que son « Casino Royale » m’accompagne. Le soir je mange un peu, burger végétarien, toujours avec James, mais devant la suite, « Quantum of Solace ».
Bref ! Depuis mon arrivée en Suisse, je ne quitte plus ma chambre jusqu’au réveil de ce matin, 5h. Et j’avoue ça pique un peu !

J’étais malade la journée de mon arrivée, mais il vaut mieux hier qu’aujourd’hui, car pour mon troisième jour, il semble que je sois passé de doublure « lumière » à doublure « image » ; à vérifier. Si c’est cela, ça veut dire qu’en gros, je suis Perry (Ewan Mc Gregor) mais de loin… Ceci dit je préfère être Obi Wan Kenobi de loin que Freddy Kruger de près 😉

À suivre…

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Ça se poursuit…

Hello 😉

Voici quelques news concernant l’avancement de mon premier court-métrage, à l’occasion du concours Nikon Film Festival sur le thème « Je suis un souvenir ».

Pierre, la personne précieuse qui m’a (bien) aidé sur le tournage, a enfin eu les images, et prépare en ce moment même le montage.
De mon côté, j’ai commencé à trouver quelques filtres pour l’étalonnage et je suis proche de la couleur et du grain de l’image que je veux obtenir pour les ambiances de ce film et ses personnages.
J’ai également commencé la musique. Pas complètement convaincu pour l’instant ! Mais bon, tant qu’on n’a pas les images, on ne peut pas voir ce que ça donne dessus. Alors… Patience.

En tout cas, j’ai vraiment hâte de vous montrer le film et espère, bien sur, qu’il vous plaira.

Le concours Nikon Film Festival est un concours qui revient chaque année. Qui dit concours, dit jury et notes. Il y a un jury constitué de professionnels (acteurs, critiques, etc.) mais les votes des internautes rentrent aussi en compte pour les notes. Plus les gens votent, plus on a de poids pour le jury.

C’est à ce moment là que vous entrez en piste 😉
Vous qui me lisez en ce moment, vous appréciez tous, j’imagine, plus ou moins, mon travail et l’artiste que je suis. Il est fort possible qu’une de mes chansons vous touche alors qu’une autre peut vous laisser indifférent. Lorsqu’on aime un artiste pour ce qu’il fait, on n’est pas forcé de tout aimer. C’est pourquoi je comprendrais très bien que mon premier court-métrage ne vous plaise pas.
Cependant, quoi que vous en pensiez, je vous demande tout de même de partager le film, et de m’aider à faire la publicité de ce concours, mais bien sûr, en faveur de mon film.

Je vous le disais dans cet article, cela fait 20 ans que je veux réaliser un film. J’écris depuis longtemps des scénarii et passer le cap de la réalisation était une étape importante et presque obligée dans ma vie artistique. Ce concours en a été pour moi l’occasion ; le « Why not ?  » qui survient, comme ça, sans prévenir… Le bougre !
J’ai trouvé quelques idées sur le thème et je les ai réunis dans un scénario. Une fois le scénar écrit, j’ai fait tout le découpage technique (échelle de plan : moyen, rapproché, gros plan, etc.) ainsi qu’un storyboard (les dessins des plans, un par un). J’ai pris, d’un côté le scénario, de l’autre le découpage technique et j’ai trouvé ça… disons… plutôt cohérent. Je me suis donc lancé ! Et j’ai mis en application mon YAPUKA. L’important pour moi n’était pas de gagner le concours (lors des castings, les comédiens me demandaient même ce qu’il y avait à gagner, et j’en savais rien du tout). L’important était de réaliser mon premier court.
Bon, maintenant, je peux dire que ce serait quand même génialissime de gagner 😉

Le scénario dure un peu plus de trois minutes environ. Mais voilà le hic ! Le temps du film pour le concours doit être de 140 secondes maximum (générique compris). Le film n’étant pas encore monté, je ne sais pas combien de temps il durera. Mais je suis quasiment sûr qu’il fera plus. Il y aura donc deux montages : un pour le concours, et l’autre, une fois le concours passé, pour que le film existe dans sa totalité.
Bon, en fait je dis ça, mais si ça se trouve je serai tellement honteux du film, que je choisirai de l’enterrer très très profondément et personne n’en verra aucune image ;). À suivre… 😉

Quoi qu’il en soit, que vous aimiez, que vous n’aimiez pas, je vais avoir besoin de vous tous pour mobiliser les gens. Je sais : encore un concours, encore des votes, et il va encore falloir convaincre les gens de voter et ça, chaque jour, chaque heure, chaque minute… enfin à quelques minutes près quoi ;). Cependant, la tendance pour mes sites depuis quelques années est de proposer des concours. Pour moi, peu importe la politique des « concours » dans le monde artistique. Ils existent, et tant que ça reste gratuit pour les votants, j’essaierai de m’en servir pour faire connaître mon travail et mon univers…
Après tout n’est-ce pas le nom du blog 😉

Biz biz à tous…

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